La thérapie brève: une thérapie non commune

​Je suis tombée amoureuse de cette méthode grâce au centre Virages, en Belgique. Suite à ma formation que je continue à suivre et à perfectionner avec passion, j'ai voulu me lancer dans l'aventure et le défi de faire connaître cette méthode qui a ouvert mes yeux et en quoi je crois profondément, à tous ceux qui souhaitent la découvrir, en espérant d'apporter un regard neuf dans leur vie.

La thérapie brève systemique

C'est une méthode creé par G.Bateson et le Mental Research Institut en Californie au début des années 50. G.Nardone en est le représentant en Italie et l'Institut Gregory Bateson en Europe francophone.
La thérapie brève est une méthode concrète: axée sur la recherche de solutions plutôt que sur les raisons qui ont conduit au problème.
La relation patient-thérapeute diffère des autres thérapies car les deux sont actifs: l'interaction est constante et principalement basée sur le présent et non sur le passé du patient.
Pourquoi "brève"? On vise la solution du problème, la thérapie ne devient pas interminable.

Problèmes et difficultés traités

Troubles alimentaires, phobies, angoisses, obsessions, tocs, dépressions, stress post traumatique, relations parents-enfants difficiles, déconcentration, décrochage scolaire,troubles affectifs et sexuels, stress, harcèlement, fatigue professionnelle, burn out.

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Concrètement

Tout d’abord patient et thérapeute cherchent ensemble ce qui fait souffrir la personne et quelle émotion génère cette souffrance. Ils se fixent donc un objectif qui permettra à la personne de se sentir mieux, et on commence à travailler dans cette direction. 

À la fin de chaque séance le thérapeute prends quelque minutes pour réfléchir sur quoi donner à faire au patient jusqu’à la séance suivante: une ou plusieurs petites taches à faire chaque jour qui complèteront le travail fait en séance.
Ces taches sont très importantes car elles conduisent le patient vers des expériences émotionnelles differentes qui l’améneront vers le changement. La personne est donc actrice et active et doit donc être motivée et avoir vraiment envie d’aller mieux. D’habitude on fixe une deuxième séance après deux semaines, mais si la personne souffre beaucoup, on peut décider ensemble de se revoir plus tôt.
Au début de la séance suivante, on fera un point sur les taches que le patient aura accomplis et on avancera avec la thérapie. Quand le patient se sentira mieux et capable de continuer son chemin tout seul, on pourra mettre un terme à la thérapie et on refera un point après un an. 

Évidemment, rien n’empêche le patient de revenir entre temps si besoin, ou dans le cas d’une rechute ou d’un nouveau problème.
Généralement on se concentre sur le présent, on discute sur ce qui amène le patient à consulter ici et aujourd’hui, et on ne cherche pas la cause de cette souffrance dans le passé, mais dans le présent et dans le concret. Bien sur, si la personne a envie ou besoin de discuter de quelque chose qui a eu lieu dans le passé, on peut s’accorder une ou deux séances à dédier à ça, mais c’est important de rester concentré sur l’objectif du patient.
Les enfants: 

le thérapeute recevra et travaillera toujours d’abord avec le parent qui demande de l’aide et seulement en suite, et si le retiendra nécessaire, avec l’enfant, mais jamais ensemble et en même temps. 

À partir de 13 ans, par contre, un enfant est déjà en condition d'être reçu tout seul, s’il le souhaite, mais on travaillera toujours en parallèle aussi avec les parents, dans le but de créer un partenariat avec la famille.

©2019 by G. Graziadio thérapeute en thérapie brève.

Graphics by Vanessa Leonard